 | Chroniques des landes perdues bla bla bla |
|
| | Laniel - Contes, Mythes et légendes de terres oubliées... | |
| | Auteur | Message |
|---|
Larmes de Lune

Nombre de messages: 14 Date d'inscription: 05/02/2007
 | Sujet: Laniel - Contes, Mythes et légendes de terres oubliées... Sam 29 Déc - 12:43 | |
| Larmes noires et gouttes de nacres.(Premier Jet, sera retravaillé (insomnie du 18 mai 2007) Bonne lecture.) Quelque part en des terres dont le nom est oublié depuis des lustres, loin au-dessus des nuages, quelque chose chute irrémédiablement vers le sol. S’approchant, on distingue que cette forme obscure ressemble à un être humain aux longs cheveux à la couleur de palantir, torse nu couvert de stigmates noirs, tatouages contrastant avec le pendentif qu’il porte autour du cou. Cet objet brille d’une lumière pourpre rougeoyante avec les éclairs de ce ciel orageux. On ne peux distinguer la couleur de ses yeux fermés, rendant l’être plus mystérieux encore, semblant méditer dans sa chute la tête en bas et ne s’inquiétant même pas l’espace d’une minute à son futur proche. Il se laisse aller, ses cheveux dansant avec le vent, son corps se mesurant avec les gouttes de pluies à une course folle vers le sol et le regard placide paraissant rêver d’un rêve apaisant.
Soudain en même temps qu’un grondement de tonnerre, le voila qu’il traverse la couche grise de nuage remuant les valeurs d’eau froide et dérangeant ces nuages en créant un trou dans leurs formes parfaites. Alors qu’il tombe et se rapproche du sol, un objet métallique, plus lourd semble se rapprocher de lui, voir même le dépasser. Au moment précis où cet objet passe à proximité de cet être, à première vue, immobile et figé, voilà que son bras droit s’anime d’un geste rapide et précis. Saisissant au passage l'objet par le pommeau, qui n'est autre qu'une épée à double lame recouverte de glyphes rouges et noirs d’une magie semblant obscure et noire : Sûrement le résultat d'expérience macabre et funeste, oeuvre de la nécromancie...Quelque part en ces terres, sous une pluie battante, une femme vêtue d’une robe à l’origine blanche mais maintenant transparente à cause de l’eau, court de toutes ses forces, le cœur palpitant semblant fuir quelque chose. Derrière elle, on peut entendre le galop caractéristique d’un cheval battant pluie et boue pour rattraper cette femme dans une course effrénée à travers les arbres de la forêt. En réponse aux coups de fouet de son cavalier, les hennissements du cheval effrayent de plus belle le cœur de la jeune femme, qui bat à une cadence frénétique ne demandant plus qu’à exploser. Elle hallète, elle gémit de peur, le visage couvert de signe de terreur, le désespoir gagnant sa poitrine et piétinant son courage ainsi que ses dernières forces. Dans le souci de distancer son poursuivant, elle s’est engouffrée dans une forêt proche pour rendre difficile la poursuite par le cheval. Marchant sur sa longue robe, elle trébuche et se retrouve emmené dans un chute vertigineuse dans la boue, l’herbe et les feuilles d’un faux plat descendant finissant par une orée de la forêt. Reprenant ses esprits, elle regarde derrière elle, se relève haletante : pas de poursuivant. Profitant de ce moment de répits mais ne voulant pas trop traîner, elle observe les lieux alentours. Elle se trouve au pied d’une colline où trônent les restes d’un lieu de culte abandonné depuis des millénaires semble t’il. Pensant à un refuge et à des hypothétiques souterrains pouvant l’abriter de la pluie et la cacher, elle court de ses dernières forces en haut de cette colline, grimpant avec la peur au ventre.
Soudain, une voix malheureusement familière pour la jeune femme s’élève, elle n’ose même pas se retourner sachant pertinemment que son poursuivant a retrouvé sa trace. Il n’est plus à cheval et emboîte le pas, grimpant la colline à son tour, ne manquant pas de chuter à son tour à cause de son armure lourde, trempée et gênante pour la course. Pendant ce temps, la femme a atteint le sommet de la colline et observe avec désespoir cette église. Ce n’est plus que quelques pans de mur où la forme d’une rosace trône vers les cieux comme un œil admirant la lune cachée par les nuages. Il n’y a plus rien, à part la pierre, pas même l’ombre d’un vitrail, d’un morceau de bois, juste la pierre usée par le temps. Désespérée et entendant le cheval laissé en bas de la colline de son poursuivant hennir, elle s’agenouille au pied de ce qu’elle pense être une grosse pierre ayant jadis servit de table voire d'autel. De ses dernières forces, dévisagée par le désespoir, elle lie ses deux mains, pose ses coudes sur la pierre et dans un dernier effort prie un miracle par ces mots :" - Ô dieux et déesses de ces terres, ayez pitié d’une pauvre fille, envoyez moi un héro des temps anciens, qu’importe qu’il soit bon ou mauvais. Mais pitié, je lui offre mon âme si il le faut, mon service, ma vie, mais qu’il vienne me sauver et m'éviter une mort dans d’atroce souffrance." Répondant à son appel, la même voix familière s’élève, c’est une voix rauque et grasse, ll’une de ces voix qui ne donne pas envie d’en entendre plus et dit : " - Qui crois tu prier ? Tu es fait, Garce ! Tes dieux n’ont jamais existé, je vais te montrer qu’ils t’ont abandonnée ! "Dit-il finalement en enfonçant d’un geste violent son épée longue dans le sol et saisissant violement le poignet de la jeune femme épuisée par les récents événements. Tirant fortement sur son poignet, il retourne cette femme face à lui et saisissant sa dague dans sa main libre droite, il approche son visage de celui de cette femme encore défiante dans son regard par cette lueur au fond des yeux. Il pose sa dague contre le cou de celle-ci et passe sa langue contre la chair douce et blanche de la pauvre martyre. Attrapant quelques gouttes de sueur chaudes s’entremêlant avec les gouttes de pluies glissante sur cette peau satinée, il semble bien encouragé à faire du mal à cette femme jusqu’à ce que mort s’ensuive…
Fermant les yeux, la respiration rapide, saccadée et haletante, elle ne veut pas voir le supplice que les actes de barbarisme de cet homme vont lui faire subir. Elle n’a plus qu’une envie, mourir d’une mort rapide plutôt que de subir le viol que s’apprête à engendrer ce garde de royaume aux allures de meurtrier. Priant silencieusement, n’ayant plus la force de se débattre, elle pense de toute ses forces à ses parents, ses amis et ses souvenirs suppliant le ciel de lui envoyer un miracle, voire la foudre pour lui offrir une mort rapide et sans souffrance. Mais dans ses yeux, il n’y a plus que souvenirs plus noirs que le goudron, cris agonisant, larmes fades, souffrances mélancoliques et flammes rougeoyantes d’un royaume à l’agonie…
|
|  | | Larmes de Lune

Nombre de messages: 14 Date d'inscription: 05/02/2007
 | Sujet: Re: Laniel - Contes, Mythes et légendes de terres oubliées... Sam 29 Déc - 12:44 | |
| L’homme continue à œuvrer, il saisit la jeune femme d'un geste violent et la jette sur l'autel, ses ordres sont stricts et la peur lui monte au ventre, à la seule pensée d’y désobéir. Nombres d’exemples par le passé sont encrés dans son esprit augmentant et galvanisant sa peur intérieure. Si, il déçoit son supérieur, s’en est finit de lui, il doit la tuer, elle est la dernière proie de la prime qu’il touchera. Quand il rentrera, il ira encore arroser cela dans la taverne local, se saouler jusqu’à ne plus tenir debout, finir rampant sur le sol et dormant sans aucune noblesse : par terre ou dans un fossé, comme le chien misérable qu’il est. Mode de vie plutôt exécrable me direz vous, mais il s’en moque, il n’a pas honte, égoïste jusqu’au bout des ongles, ce qui l’importe est de répondre aux désirs les plus saugrenues de son esprit et de son corps. Il a faim, il mange, il a soif, il boit et il se fout pas mal d’où peux provenir la nourriture ou le breuvage, du moment qu’il rassasie son ventre toujours grognant famine. Alors, se soucier des prières d’une femme, ça lui passe au-dessus de la tête. Mais voilà, qu’une pulsion monte en lui. Une bulle dans le plus profond de son esprit qui éclate et excite les neurones alentours, gangrenant à une vitesse prodigieuse, pour finir par éclater en une seule et même voix à l’intérieur de lui : Et si je la violais ?
Hésitant encore, la peur de son supérieur imprimé dans son esprit et étant la cause de cet instant d’absence, il reste là, ses pupilles faisant des allez retour de droite à gauche, comme pour montrer son hésitation. Puis, un sourire éclate sur son visage balafré accompagné d’une pensée : Personne ne le saura. Sur cette idée, il reprend ses esprits mais n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Cela commence par une douleur montant de son entrejambe, la femme profitant de la courte absence psychique de son agresseur, se débattant en avait profité pour se libérer tant bien que mal de la force de celui-ci. Finissant par placer un coup dans le point faible du mécréant et roulant de l’autel pour se réfugier derrière. Se relevant, comme agenouillée de l’autre coté de la stèle, elle regarde son agresseur se plier en quatre sous la douleur. Elle ne peut pas partir, car elle sait qu’il le rattrapera, elle attend le bon moment pour prendre la dague tombée par terre et le tuer alors qu’il agonise sous la douleur. Le voilà qu’il se relève péniblement, profitant de l’occasion, elle plonge sur la dague pour la ramasser. Mais voila que la colère, la rage et la haine change cette larve en Goliath éphémère. Alors que la jeune femme se relève, il saute sur la stèle et l’attrape par ses longs cheveux laissant échapper par la demoiselle un cri de surprise et de douleur. L’entraînant à monter sur son perchoir par sa force de mercenaire, il la colle contre lui, saisissant le poignée tenant la dague de celle-ci, sans se gêner pour lui faire mal et l’obliger à le diriger sur cette gorge douce à la respiration saccadée. Cette résistance n’a rien arrangé et il est maintenant excité par les événements précédents. Posant sa joue contre celle de sa victime, il lui dit d’un ton à la respiration allaitante. «- Alors comme ça, on joue les héroïnes ? Garce, tu vas me le payer. On va voir si tu vas encore résister longtemps. »Sur ces derniers mots, de sa force, il la retourne et la jette allongée et dos sur la stèle, son esprit ne doute plus, il sais ce qu’il désire faire. Elle, s’évanouissant sous les émotions ne désire plus qu’une chose : Mourir et s’élever loin de ce destin tragique. Elle ne veux pas voir ce qu’il va lui arriver, impuissante devant ce chien de l’enfer, elle n’as plus la force de se battre, elle ne veux plus courir, elle n’a plus assez d’énergie pour s’enfuir ou se débattre. S’abandonnant à son agresseur, elle part tout doucement dans une obscurité chatoyante par rapport à son destin cruel. Doux rêve d’un héro qui n’est pas venu, d’une prière non exaucée, laissant un sourire imaginaire à cette personne qu’elle aurait aimée voir la sauver, comme lui disant : «- Ho, héro des temps révolus, je ne crains que tu n’arrive trop tard, rentre chez toi et vie pour moi… »Le sol approche, la chute s’accélère irrémédiablement comme si l'homme était attiré par une force étrange et mystérieuse, comme si le sort s’acharnait à vouloir en finir avec cet être restant impassible. Mais lui, il ne bouge pas, les yeux fermés, les cheveux dansant avec le vent, les gouttes d’eau virevoltant avec son corps, il reste là, semblant inintéressé de son avenir, semblant dormir d’un sommeil profond et ancien.
Un sourire se dessine sur le visage de ce chien debout devant sa proie, quand il la voit s’abandonner à lui et s’évanouir de fatigue. Passant sa langue grasse sur ses lèvres comme se délectant d’un repas fumant dont il serait le seul à profiter, il jette la dague et regarde ce corps de vierge immaculé, comme une fleur venant d’éclore à la rosée du matin. Il allait s’affaler sur elle, tel le chien qu’il est, ne prenant même pas le temps de défaire les vêtements et préférant les déchirer qu’un éclair s’abattit non loin, le faisant sursauter et détournant un instant son esprit. Voyant que ce n’est rien, il continue dans cet orchestre de grondement que lui joue le ciel face à cette situation tragique.
Soudain, il ne comprend pas, debout, il veut s’approcher de la femme, s’accroupir, mais ses bras et ses jambes ne répondent plus. Comme si son corps se révoltait et n’obéissait plus aux ordres de son cerveau. De plus, plusieurs de ses sens semblent inhibés à part la vue et l’ouïe. Sa langue est pâteuse, comme sous l’effet de ces herbes médicinales qui vous paralyse la bouche. Il ne sent plus ses habits, ni la pluie diluvienne, comme si il était nu. Il voudrait regarder son corps pour s’en assurer, mais son cou ne répond plus. Soudain, c’est comme une bombe à retardement, une douleur naît de sa colonne vertébrale et se propage jusqu’à ses terminaisons nerveuses comme une cohorte de cavalerie labourant et piétinant tous ses nerfs. Il n’a pas le temps de comprendre se qui lui arrive, ni d’en ressentir plus, qu’il meurt dans un ultime battement de cœur. Une épée plantée à travers la colonne vertébrale, l’empêchant de s’affaler sur le côté. Pendant ce temps, ouvrant les yeux lentement, comme un bébé découvrant le monde pour la première fois de sa vie, l'être tombant du ciel lache son épée, comme surpris de tenir cet objet dans ses mains et libère l'objet maudit par un geste de dégoût. Puis, à quelques mètres du sol. On ne sais comment, il fait une pirouette flottante sur l'air donnant l'impression qu'il rebondit sur un nuage invisible, se réceptionnant sur le sol et freinant sa chute par la même occasion grace à une force mystérieuse. Là où un autre être serait mort écrasé à terre par la vitesse vertigineuse de la force gravitationnelle… C'est alors qu'apparaissant de nulle part, un long manteau similaire à un drap flottant dans le vent, vient se poser doucement sur les épaules de cet être accroupit sur le sol, genou doit posé sur le sol et le visage dirigé vers ce mélange de boue et d'herbe, la longue chevelure violacée cachant brièvement son identité. Il est tombé à quelques mètres de l'autel, devant une pierre encrée au sol, perdant son regard sur les inscriptions y étant marqué : « Ci-gît, un héro dévoré par les ombres. », en partie effacées par le temps.
|
|  | | | | Laniel - Contes, Mythes et légendes de terres oubliées... | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|